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9 ans

par | 14 Mai, 2017 | Lettre à ... | 1 commentaire

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

(extrait du recueil Le Prophète – Khalil Gibran) 

Cette année j’avais décidé ne pas écrire mais de partager ceci avec toi, je le gardais dans mes notes depuis quelques années déjà, me promettant de te le faire lire quand tu seras adolescente, J’ai changé d’avis finalement, je le partage avec toi aujourd’hui, tellement ceci correspond à la vision que je me fais de ce que doit être mon rôle de parent. J’espère que tu le feras à ton tour lire à tes enfants, tu vois je me projette déjà, et que tu trouveras cette philosophie belle. Je ne sais pas si j’ai tort de penser ainsi, seul le temps me le dira.

J’espère laisser une trace de ces mots dans notre existence à toutes les deux.

Tu es certes venue au monde par moi, mais tu ne m’appartiens, qu’Allah fasse que jamais je ne l’oublie.

Puissé-je ne jamais t’élever selon ma propre vanité, Je prie le ciel de t’élever comme un être humain à part entière et non comme le prolongement de moi-même

Que j’aie assez de discernement pour faire la part entre ce qui est bien pour toi et ce qui l’est pour moi, Puissé-je ne jamais oublier qu’Allah t’a confiée à ma garde et que tu ne m’appartiens point. Tu n’es pas là pour relever mes défis mais les tiens, tu n’es pas là pour réussir là où j’ai échoué mais pour réussir par toi et pour toi, je te servirai de cadre autant que faire se pourra en contrepartie, je te demanderai d’être indulgente devant mes travers d’être humain, je ne suis pas parfaite, je fais juste de mon mieux tous les jours, j’apprends en même temps que toi, j’évolue en même temps que toi, et je me rééduque tous les jours à ton contact.

Je t’aime, joyeux anniversaire Boye Boye Al toppé

PS: ton père pense que cette année je suis allée trop loin dans mon trip, trop tôt ce texte pour toi, je dois avouer que je le pense aussi, si à tes 18 ans je ne suis pas inspirée, considère ce texte comme celui de ton anniversaire de majorité. Je t’aime, ta maman

1 Commentaire

  1. K.

    C’est très beau et très vrai! Masha’Allah

    Réponse

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